Équipement

Équipement

Lanceur avec son chargeur (le canon est obstrué par un capuchon de tissu par mesure de sécurité).

Masque :

Celui-ci protège le visage du joueur des impacts occasionnés par les billes de peinture.

En l’an 2000, 1200 lésions oculaires dues à des accidents de paintball ont été répertoriées aux États-Unis, aucune des victimes ne portait de masque.

Le paintball reste néanmoins un des sports les moins à risques lorsqu’il est correctement encadré.

Lanceur (ou marqueur) :

Elément mécanique ou électronique servant à propulser les billes grâce au gaz (CO2 ou à l’ air comprimé selon le système utilisé) contenu dans une bouteille.

La limite légale américaine pour leur puissance est de 300fps (300 pieds par seconde ou environ 100m/s) a l entre du canon.

En France,  les lanceurs sont des armes de 7e catégorie soumis a déclaration auprès de la préfecture à partir du moment où sa puissance est réglée au-delà de 10 joules (soit environ 450fps).

Dans ce cas, un permis de chasse ou une licence de tir sportif accompagné d’un document officiel Cerfa sont envoyés à la préfecture dont dépend l’acheteur.

Cette démarche est effectuée par le vendeur.

En dessous de 10 joules, une copie de la pièce d’identité ainsi que l’inscription de la vente dans un cahier de vente d’arme de 7e catégorie est obligatoire et suffit.

Un lanceur électronique peut tirer en théorie jusqu’à 30 billes par seconde.

Les Stock Class  :

Ces marqueurs possèdent une réserve très limitée en billes et en gaz.

Ils embarquent en général une dizaine de billes et utilisent des sparklets de gaz (Capsules de CO4).

Lanceur à une main, ils ressemblent aux armes de poing que tout le monde connaît.

Les Lanceurs Pompes  :

Le réarmement est manuel et se fait grâce à deux pièces qui coulissent l’une sur l’autre permettant d’engager la bille dans le canon et d’armer le marteau destiné à relâcher l’air.

Les lanceurs semi-automatiques  :

Le réarmement est automatique mais l’éjection de la bille n’est pas continue si on garde la détente appuyée.

Les lanceurs semi-automatiques sont aujourd’hui les plus utilisés dans le monde du paintball.

On distingue cependant deux grandes familles :

  • Les Semi-auto mécaniques : appelés également « méca ».

Sur ces lanceurs, l’action d’appuyer sur la détente relâche un marteau qui libère à l’impact et pendant un court instant le gaz comprimé de la bouteille permettant d’éjecter la bille.

  • Les Semi-auto électroniques :

Généralement dédiés au paintball sportif, ils embarquent une carte électrique programmable et un ensemble de capteurs (le plus courant étant un laser pour certifier la présence d’une balle ) permettant d’augmenter considérablement le débit des tirs et de réduire la casse de bille.

L’action d’appuyer sur la détente vient activer un interrupteur relié à la carte électronique logée dans la poignée du lanceur (de manière générale, certains modèles ont des cartes situées en d’autres éléments).

La carte active ensuite une électrovanne qui libère l’air pour expulser la bille.

Les cartes proposent en général certains modes de tir assistés (ou ramping).

Grâce à ces modes, le nombre de billes lancées est supérieur au nombre de pressions sur la détente.

Selon les tournois, certains « modes » pourront être autorisés ou non. Ils sont en général réglementés par le nombre de billes par seconde (limité à douze pour la majorité des tournois) et par le temps séparant deux billes.

Ces lanceurs demandent un réglage et un entretien minutieux pour un fonctionnement optimal.

 

Les lanceurs automatiques  :

Ils sont considérés comme armes de 4e catégorie en France et sont donc interdits sur la plupart des terrains de loisirs et tous les terrains de compétition.

Ce sont des lanceurs électroniques semi-automatiques débridés (ou importés des États-Unis par exemple) afin de tirer tant que l’appui est maintenu sur la détente.

Bouchon de canon :

Élément essentiel de la sécurité dans le paintball, le bouchon de canon est une pièce servant à obstruer la sortie de canon de façon suffisamment résistante pour qu’un tir accidentel de bille soit stoppé.

Les bouchons en plastique (barrel plug) à joints ont tendance à disparaître au profit de sacs à canon ou barrel sock qui sont des poches en tissu résistant maintenues sur le canon par des élastiques puissants reliés à l’arrière du marqueur.

Cet élément est obligatoire sur tous les terrains de paintball et tous les lanceurs sont vendus avec.

Verrou de pontet :

Système de verrouillage à clé qui permet de bloquer l’accès à la détente du lanceur, le verrou vient se loger sur l’arcade de pontet empêchant tout mouvement de la queue de détente et donc tout tir accidentel.

Cela ressemble à un cadenas ovale. Bien que le bouchon de canon soit beaucoup plus utilisé du fait de son prix et de sa disponibilité, le verrou de pontet est l’un des moyens de sécurité le plus sûr, car il empêche qui que ce soit d’autre que le propriétaire de tirer avec le lanceur.

Billes :

Les billes sont pour un joueur régulier l’équipement le plus coûteux.

Il s’agit de deux coques de gélatine (souvent de l’amidon) solides, remplies de colorant alimentaire et soudées l’une à l’autre.

La composition du mélange interne est polyéthylène glycol, sorbitol, glycérine et eau dans la majorité des cas, mélange à fort pouvoir osmotique, ce qui peut entraîner en cas d’ingestion une diarrhée.

Elles doivent être biodégradables et non-toxiques.

On en trouve de plus ou moins tachantes et à la fragilité variable pour jouer en diverses saisons.

Les billes peuvent être de n’importe quelle couleur, en général de couleur fluo pour repérer le marquage plus facilement ; il en existe même des pailletées.

Certains joueurs de scénarios utilisent le rouge, mais cette couleur est rarement utilisée par les autres joueurs qui la jugent trop proche de celle du sang.

Leur dégradabilité est variable, de quelques jours à plusieurs mois.

La qualité d’une bille est définie par la régularité de sa coquille, de la soudure, son pouvoir tachant, sa résistance (évitant qu’elle casse dans le lanceur) et sa fragilité (favorisant la casse à l’impact).

Les meilleures billes sont encore fabriquées sur le continent américain.

Loader   chargeur, réservoir de billes :

Afin de pouvoir suivre la cadence de tir des lanceurs électroniques, certains loaders sont équipés d’une hélice mécanique actionnée par un moteur électrique alimenté par des piles, et qui agit comme une sorte de turbine qui accroît le débit de billes.

Ces loaders sont également électroniques, puisqu’une carte permet de régler leur vitesse.

Certains loaders possèdent un « œil » optique (détecteur de bille) ou capteur sonore afin de ne pas fonctionner continuellement.

Gaz :

Le gaz de propulsion de la bille est soit du CO2 soit de l’air comprimé (couramment appelé « nitro », puisque l’air est composé en majeure partie d’azote).

Le CO2 est un gaz qui coûte peu cher à l’achat, mais a tendance à geler quand on le détend trop vite (tirs rapides).

De plus c’est un gaz qui réagit énormément aux différences de température, ce qui occasionne des variations importantes de pression, et par conséquent, une vitesse de bille approximative.

Le CO2 est plus agressif que l’air sur les joints et la mécanique interne du lanceur ; on l’utilise principalement pour les lanceurs de loisir ou semi-auto mécaniques.

L’air comprimé est beaucoup moins sensible aux variations de température, il ne gèle pas, a des débits soutenus et est donc indispensable pour alimenter les lanceurs électroniques.

Bouteilles :

Les bouteilles sont des réservoirs de gaz en aluminium, fibre de verre ou kevlar permettant de concilier légèreté et résistance à la pression.

Leur pression est donnée en psi(pounds per square inch, livres-force par poucecarré : 1 psi ≈ 0,068 94 bar).

Les pressions dans les bouteilles d’air peuvent atteindre 4500 psi (presque 320 bars) pour une contenance d’environ 1 L.

Elles se rechargent sur des bouteilles d’air de plongée (appelées bouteilles tampons) équipées de connexions spéciales ou sur des compresseurs fixes ou mobiles de plus grande capacité.

Les régulateurs :

Ils sont collés sur la bouteille d’air et se vissent au lanceur.

Ils permettent de réduire la pression en sortie de bouteille. On distingue les régulateurs basse pression (B.P. 680 psi environ) et haute pression (H.P. 980 psi environ).

Un régulateur haute pression permet de réduire le choc lors du remplissage du régulateur interne du lanceur.

Selon certains, il permettrait aussi de pousser plus longtemps la bille dans le canon, améliorant la trajectoire de celle-ci.

Sans oublier, bien sûr, les diverses protections, tels que genouillères, coudières, shorts rembourrés, gants, vêtements de protection ou de style camouflage militaire ; à ce sujet une controverse existe dans le milieu du paintball, car les tenues de camouflage militaire donneraient selon certains une image militariste à ce loisir de détente.

Néanmoins, malgré toutes les considérations sujettes à polémiques, les tenues camouflantes sont, sur certains terrains dotés d’une végétation dense, très efficaces pour se dissimuler de la vue des adversaires mais rarement utilisées sur les terrains de compétition.

Bien qu’il semble y avoir une certaine polémique au sujet de la simulation militaire au Paintball, la situation semble être très différente et cela dépendrait de la situation géographique/politique où le combat est active et bâtard.

De toute évidence, il semblerait que ce soit un sujet plus sensible dans les pays où les traces de la guerre sont encore bien visibles, tandis qu’au Canada par exemple, malgré la militarisation du jeu, les gens considèrent le sport comme une activité sportive récréative en famille, entre amis ou collègues de bureau.

Au fil des ans il y a même de plus en plus de filles qui s’adonnent à ce sport puisqu’il s’agit d’une activité que les jeunes et les moins jeunes peuvent pratiquer.

« En Allemagne, la simulation était mal vue, tandis que l’Angleterre fut un des premiers pays européens à adopter ce style de jeu. En France, le Paintball avait une connotation militaire ; jouer au Paintball c’était comme faire la guerre. C’est pourquoi la France a inventé le speedball avec les obstacles gonflables ».

Romain Manière, journaliste spécialisé, canal D épisode : Comme à la guerre janvier 2011

Il y aura toujours un débat sur la violence dans le sport, c’est certain que la version militarisée du Paintball avec ses uniformes militaires, ses tactiques, des répliques d’armes de plus en plus réelles, des scénarios basés sur les films de guerre ou sur des missions historiques amène à y penser et pourtant certains spécialistes se sont penchés sur le sujet et voici ce qu’ils en pensent :

« Ce que les gens veulent voir, c’est de mettre en scène des répliques de jeu de la guerre moderne… la simulation d’une réalité, d’une réalité virtuelle…on n’a jamais réglé le cas du guerrier en nous, du fait que la guerre est une réalité, le mâle humain est constitué, fabriqué, fait pour la brutalité, l’action, la violence. C’est très correct d’envoyer des gens jouer, ils ne font pas de mal à personne. Nous sommes une société de consommation de loisirs, le Paintball est un dérapage fantasmatique; vous voulez avoir la sensation d’un corps d’Élite dans le bois, dans un entrepôt. »

« Le Paintball ne reproduit pas l’armée canadienne ou l’armée américaine. Il reproduit ce qu’on pense de la guerre, il reproduit Hollywood les films d’action que l’on voit, une fiction, la simulation d’une reproduction. Nous sommes très loin de la réalité; la réalité n’intéresse plus personne! » « Les jeux qui représentent la guerre 39/45 en Europe ne seraient pas populaires dans les pays où la guerre est en cours ou dans les pays qui ont souffert. Là il y a une aversion pour l’uniforme, les armes, la violence. Tant que c’est frais dans la mémoire cela reste un sujet tabou. Dans une société loin de cela ça fait partie des jeux possibles. Le jeu va être de plus en plus intense si tu es éloigné de cette réalité».

Serge Bouchard, anthropologue, canal D épisode Comme à la guerre janvier 2011

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